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Une enquête montre la dangerosité du E171, présent dans les bonbons

Le dioxyde de titane ou E171

Le dioxyde de titane ou E171, un additif alimentaire présent dans plus de 200 sortes de bonbons a été sujet d’une enquête qui a étudié les effets d’une « exposition orale » au dioxyde de titane, réalisée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).

Les chercheurs de l’INRA montrent pour la première fois que chez le rat, E171 pénètre la paroi intestinale et se retrouve dans l’organisme et que des troubles du système immunitaire ont ainsi été observés.

Utilisé dans divers domaines (cosmétique, crèmes solaires, peintures et matériaux de construction), le dioxyde de titane (connu sous le nom E171 en Europe) est aussi un additif très courant dans l’industrie agroalimentaire pour ses propriétés de colorant blanc et d’opacifiant. Il est ainsi souvent retrouvé dans la confection de bonbons, de produits chocolatés…

Le gouvernement a demandé une enquête dont les résultats seront connus fin mars, il a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sur les effets sur la santé du dioxyde de titane (E171), un additif alimentaire utilisé dans la confiserie.

Le gouvernement précise dans un communiqué s’être fondé cette fois sur une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) menée sur des animaux et publiée vendredi.

Préoccupés par une exposition orale, en particulier chez les enfants, des chercheurs de l’INRA ont exposé des rats au E171 à une dose de 10 mg par kilogramme de poids corporel et par jour. Ce qui est proche de l’exposition alimentaire humaine. Ils ont ainsi montré in vivo que le dioxyde de titane est absorbé par l’intestin et passe dans la circulation sanguine.

Plusieurs constats ont été dressés :

  • Des nanoparticules de dioxyde de titane sont présentes dans la paroi de l’intestin grêle. Des troubles du système immunitaire liés à l’absorption ont été observés ;
  • Par ailleurs, les chercheurs ont montré qu’une exposition orale chronique au E171 induit de façon spontanée des lésions prénéoplasiques dans le côlon, « un stade bénin de la cancérogenèse, chez 40% des animaux exposés » ;
  • Enfin, le E171 accélère le développement de lésions induites expérimentalement. « Ces résultats témoignent d’un effet initiateur et promoteur des stades précoces de la cancérogenèse colorectale », avancent les auteurs. 

Cette saisine, dont les résultats seront connus fin mars, s’inscrit dans le cadre des travaux de l’agence déjà engagés à la demande du gouvernement le 17 octobre 2016 sur l’impact potentiel sur la santé des nanomatériaux présents dans l’alimentation de manière plus générale.

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